Juin 2015

La nouvelle présidente du comité consultatif sur les services en français de la Ville d’Ottawa, Johanne Leroux, a présenté récemment les priorités de son groupe, en insistant entre autres sur l’intégration de la notion de l’offre active des services de la ville : Une ville, deux langues.

Le respect de la politique de bilinguisme de la Ville d’Ottawa n’est pas chose facile, et les plaintes à la Direction des services en français de la ville augmentent, selon Guillaume St-Pierre. Casse-tête linguistique.

Des employés municipaux francophones se sentent suffisamment lésés dans leurs droits linguistiques pour se plaindre. Des francophones défavorisés.

Un nouvel outil de référence permettra de soutenir davantage le fait français en Ontario et d’épauler les francophones dans leurs revendications, dont la désignation de bilinguisme kofficiel à la Ville d’Ottawa, selon Jean-François Dugas, dans Un outil concret pour faire avancer le frait français.

La 4e édition de l’Université d’été sur la francophonie des Amériques, une activité d’une semaine organisée par le Centre de la francophonie des Amériques avait lieu récemment à l’Université d’Ottawa. La présidente d’honneur était Michaëlle Jean, la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie. Les participants, venus de des quatre coins des Amériques, ont profité de sept jours de formation intensive et se sont familiarisés avec la francophonie des Amériques ainsi qu’avec la communauté franco-ontarienne qui, en 2015, fête ses 400 ans de présence sur le continent. Voir Vox-Pop franco des Amériques de TFO.

Mariza Pereira Zanini, professeure de français brésilienne qui participait à l’Université d’été sur la francophonie des Amériques pensait qu’Ottawa était beaucoup plus francophone et a trouvé bizarre que la capitale d’un pays officiellement bilingue ne le soit pas également. Pour elle, le bilinguisme est une richesse. La francophonie vue du Brézil.

Une professeure de français du Texas, Florina Matu, participait à l’Université d’été. Dans une entrevue avec Denis Gratton, partage son incompréhension de la tendance des francophones à se plaindre; pour elle, c’est une question d’attitude. Le français au pays des cow-boys.

La PDG du World Trade Centre Winnipeg, Mariette Mulaire : «… que notre capitale nationale reconnue au niveau mondial ne soit pas capable d’accepter d’être officiellement bilingue n’a pas de bon sens».

La professeure de français à l’Université de Louisianne à Lafayette, Laura Atran-Fresco, participante à l’Université d’été sur la francophonie des Amériques souligne que l’aspect touristique et économique est indissociable de la pérennité du fait français louisianais. Les Cadiens de demain.

Dans une entrevue avec Denis Gratton, la nouvelle présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), la Franco-Manitobaine Sylviane Lanthier, se demande pourquoi la Ville d’Ottawa n’est pas déjà officiellement bilingue.

L’ex-gouverneure générale du Canada est en faveur du bilinguisme officiel de la Ville d’Ottawa : «Pour moi, cela devrait aller de soi».

«La capitale du Canada doit affirmer le bilinguisme» a déclaré la secrétaire générale de l’OIF, Michaëlle Jean, lors de son discours à l’AGA de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) le 6 juin.

Le député néo-démocrate d’Acadie-Bathurst, Yvon Godin, a ajouté sa voix à celle de tous ceux qui réclament le bilinguisme officielle pour la Ville d’Ottawa : Le débat sur le bilinguisme officiel de la capitale refait surface.

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